L'habitation concerne plus intimement l'homme que toutes les autres Architectures publiques. Autrefois autoconstruite, elle s'appliquait à répondre aux désirs, besoins, possibilités de chaque individu et de chaque  époque. Aujourd'hui, elle est figée dans des conditionnements stéréotypés stérilisants sinon folkloriques.
 Un survol de la terminologie, d'un historique, de réflexions, jeux et expérimentations d'un chercheur inconditionné, voire provocateur (au risque de redites avec des pages précédentes), un tel survol devrait inciter d'autres recherches au service (besoins et délectations) de l'habitation de l'HOMME D'AUJOURD'HUI.

De l’habitat scientifique à l’habitologie sociologique, le chemin ne passe pas uniquement par l’Architecture esthétique.

L’habitat est initialement le milieu géographique d’une espèce animale ou végétale. Plus restrictivement, il est devenu également le lieu de vie de l’homme dans tel ou tel site favorable : déjà pour les préhistoriens dont Leroy-Gourhan, il est le site singulier partagé entre un abri et un espace attenant devenu lieu d’activités exercées en plein air (foyer libre, dépeçage d’animaux, taille de pierres…).

Depuis ce temps, l’abri est devenu habitation, terme dont le sens a évolué de l’acte d’habiter à la construction abritant cet acte et cela, indépendamment du site d’implantation et d’activités en plein air. Par ailleurs, les techniques de construction se sont considérablement perfectionnées et les modes de vie également (besoins, plaisirs et moyens de les satisfaire).

L’habitologie, telle que la conçoit Antti Lovag, consiste à expérimenter diverses possibilités aptes à satisfaire les modes de vie des années 2000… tout en renouant une complicité avec le site naturel d’accueil.